Plateformes de consultation, budgets participatifs en ligne, vote électronique, … difficile d’y voir clair tant les technologies au service de la démocratie sont nombreuses. D’autant que dans ce secteur dit de la “civic tech”, de nouvelles solutions apparaissent quotidiennement, et le civic-washing n’est jamais très loin. Panorama de quelques ressources qui permettent de se faire une idée plus claire du sujet, et de séparer le bon grain de l’ivraie.

Les contours de la civic tech

Panorama des solutions de civic tech existantes

Pour s’offrir un large panorama des solutions de civic tech existantes, la page Wikipédia de Technologie civique est un bon début puisqu’elle répertorie les acteurs français les plus impliqués sur le sujets : entreprises, médias, associations, etc. Pour une autre grille de lecture, direction la civic-teche, qui classe les dispositifs en fonction de leur finalité (au service des citoyens, des partis politiques ou des institutions), de leur format (open source, propriétaire). Et pour encore plus de détails, rendez-vous sur l’étude Gov Tech en France.

Chronologie de la civic tech

Chronologie de la civic tech : dans les pages 3 à 10 de son rapport, l’Observatoire de la civic tech revient sur les grands jalons de l’avènement de la civic tech sur le sol français. L’occasion de voir les différentes courants qui traversent le mouvement, et de dresser dans les pages suivantes un aperçu de quatre grands écosystèmes qui influencent les dispositifs.

Le Shift Lab de Liberté Living Lab

« Nous voulons faire converger intérêt économique et impact social ». Ces mots, prononcés par Marylène Vicari, résument la mission du Liberté Living Lab – lieu qu’elle a co-fondé – et de son événement Shift Lab qui aura lieu les 14 et 15 octobre prochains. Le rendez-vous sera ouvert par le ministère de la transition écologique et solidaire et le secrétariat d’état au numérique.

Les limites de la civic tech

Le pouvoir de la technologie et des entreprises privées sur la démocratie

Qui mieux que la CNIL pour parler du pouvoir de la technologie et des entreprises privées sur la démocratie ? Dans son cahier Civic tech : données et démos, la commission rappelle que « les technologies civiques ne sont pas neutres», soulève la question des données personnelles et de l’« anonymat » jusqu’à évoquer des « boîtes noires»… Dans un autre document tout aussi intéressant, elle se prête à son un exercice de design fiction pour explorer les futurs possibles de la démocratie numérique : coach civique virtuel, civic bots, fausse transparence, etc.

Les pours et les contres des systèmes propriétaires face aux systèmes libres

Sur France Culture, les émissions relatives à la civic tech ne manquent pas. D’ailleurs, celle sur le marché des pétitions en ligne, bien que datée de 2016, est toujours d’actualité. On y découvre le fonctionnement du mastodonte Make.org, qui emploie des spécialistes du ciblage des personnes, de la publicité et de la gestion des données personnelles des citoyens. L’occasion de questionner les pours et les contres des systèmes propriétaires face aux systèmes libres.

Le BtoGtoC... ?

Vous ne connaissez pas le BtoGtoC ? Le « Business to Government to Citizen » est pourtant la tendance du moment, si l’on en croit un professionnel du secteur interrogé par Guillaume Meurice lors du Grand Congrès de la Govtech. Sur les ondes de France Inter, l’humoriste met à nu le jargon du secteur :  gov tech, community organizing, innovation démocratique… Vous n’y comprenez rien ? Lui non plus visiblement.

Le futur de la civic tech

Faut-il autoriser le vote par Internet ?

Le refrain revient tous les six mois dans les discussions : faut-il autoriser le vote par Internet ? Le média suisse Le Temps revient sur les tentatives d’e-voting – souvent infructueuses – des pays européens à l’occasion d’un « tour d’horizon des espoirs déçus».

Et les machines à voter ?

Et les machines à voter ? Comme le vote en ligne, ces dispositifs de vote électronique toujours installés dans quelques communes françaises posent des questions de sécurité évidentes. Dans une vidéo visionnée plus d’un million de fois, le youtubeur américain Tom Scott reprend les multiples raisons pour lesquelles “le vote électronique est encore et toujours une mauvaise idée ».

Ville et Multinationales de Ritimo

Preuve que la démocratie peut s’émanciper des intérêts privés qui l’étouffent parfois, le document “Ville et Multinationales» édité par Ritimo propose un large panorama des villes qui résistent à la mainmise des grandes entreprises, relocalisent et (re)municipalisent. De la remunicipalisation de l’eau à Naples à la souveraineté en matière de gestion des déchets en France en passant par la lutte contre Airbnb à Bruxelles, l

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